25 mai 2020

Plan de Macron pour l’automobile : “il y a de fortes attentes”, le secteur joue “sa survie”

Emmanuel Macron doit présenter mardi après-midi un plan pour relancer le secteur automobile, frappé durement par la pandémie. L’économiste Bernard Jullien assure sur Europe 1 qu’il y a ” de fortes attentes” au sein d’un secteur qui joue “sa survie”.
 
INTERVIEW

Emmanuel Macron veut venir à la rescousse de l’automobile. Le président de la République doit présenter mardi après-midi un plan pour relancer le secteur, fortement frappé par la pandémie de coronavirus, à l’image de Renault qui pourrait annoncer la fermeture de plusieurs sites en France. L’économiste Bernard Jullien est catégorique : l’industrie automobile joue “sa survie”.

“Il y a des enjeux de survie. On a vécu plusieurs mois sans vendre du tout ni fabrication, dans un secteur qui n’est pas hyper profitable. La plupart des acteurs, les constructeurs comme les équipementiers et les sous-traitants, sont dans une situation financière très problématique. Il y a de fortes attentes sur ce plan”, a jugé le spécialiste du secteur automobile, lundi soir sur Europe 1.

“Un coup de pouce” pour relancer la demande

Le marché français des voitures neuves s’est effondré de plus de 70% en mars et de près de 90% en avril. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a indiqué que le plan allait “relancer la demande”, une mesure jugée indispensable par Bernard Jullien. “Il va y avoir un soutien à la demande pour permettre aux commerces d’automobiles de survivre. Le secteur a des dizaines de milliers de voitures en stock, ce sont des voitures qui ont vieilli et même en les bradant on n’est pas sûr de les vendre. Un coup de pouce est attendu pour résorber ce problème, qui est un problème de survie pour les PME du commerce automobile”, commente l’économiste.

Mais ces mesures pourraient s’avérer insuffisantes, prévient-il. “Il faudra épuiser ce stock-là pour qu’il y ait à nouveau des commandes aux usines. Il y a quelques semaines, Volkswagen a rouvert ses usines mais les a vite refermées parce qu’il n’y avait pas assez de commandes.”