24 février 2020

Face aux auditeurs 
Pour Mourad Boudjellal, “tout ce qu’on dit” sur Bernard Laporte “est faux”

“Je peux vous garantir que Bernard Laporte est à la bonne place”, affirme l’ancien président du RC Toulon, invité de l’émission “Face aux auditeurs” sur Europe 1. Le président de la Fédération française de rugby, candidat à sa réélection, “a eu maintes fois l’occasion de me proposer des choses pas honnêtes”, ajoute-t-il. “Il ne l’a jamais fait.” 

Entre Bernard Laporte, actuel président de la Fédération française de rugby (FFR) et candidat à sa réélection, et Florian Grill, président de la Ligue Île-de-France qui se présentera face à lui à l’automne, Mourad Boudjellal a fait son choix. “Je soutiens Bernard Laporte parce que je le connais”, affirme-t-il dans l’émission Face aux auditeurs, sur Europe 1. “C’est quelqu’un qui veut faire avancer le rugby français.”

“Cinq ans de bonheur” au RCT

Mourad Boudjellal affirme pourtant s’être penché sur la candidature de Florian Grill. “J’ai lu pas mal de choses de ce qu’il dit. Mais les gens qui construisent un programme en disant uniquement : ‘ça c’est pas bien, ça c’est pas bien, ça c’est pas bien’, ça ne m’intéresse pas. Je veux des gens qui m’expliquent ce qu’il faut faire, pas ce qu’il ne faut pas faire”, justifie-t-il. “La meilleure des critiques de film n’a jamais fait un grand film. C’est juste un critique de film pour moi, et Bernard Laporte c’est un cinéaste, il fait des films.”
 

“Bernard Laporte, je l’ai eu cinq ans au Rugby club toulonnais, c’était cinq ans de bonheur”

Pour l’ancien président du RC Toulon, Bernard Laporte est donc “à la bonne place”, et ce malgré l’affaire des pressions présumées qu’il aurait exercées en 2017, pour aider le propriétaire du club de Montpellier – présidé par Mohed Altrad, avec qui il était en affaires. Mourad Boudjellal revient ainsi sur un coup de fil passé par Bernard Laporte à Jean-Bernard Simonet, président de la commission d’appel de la FFR, pour modifier une décision défavorable à Montpellier : “Oui, je pense qu’il a appelé Simonet, mais sans mesurer qu’il était président de la Fédération, en se disant : ‘bon allez, cette affaire ça nous casse les bonbons, on arrange ça et on se passe à autre chose’.”

“Je le connais et je trouve que tout ce qu’on dit sur lui c’est faux”, résume Mourad Boudjellal. “Je l’ai eu cinq ans au Rugby club toulonnais (en tant que manager, ndlr), c’était cinq ans de bonheur. Il a eu maintes fois l’occasion de me proposer des choses pas honnêtes. Il ne l’a jamais fait. Il ne m’a jamais dit : ‘je voudrais être payé offshore, est-ce que tu pourrais m’arranger ça’.”