24 novembre 2020

9h-11h - Europe 1 Culture Médias - Philippe Vandel
Quel bilan pour le premier mois d’activité de Salto ?

La plateforme française de streaming Salto achève son premier mois d’activité. Son directeur général Thomas Follin fait le bilan de ce tout début d’activité dans “Culture Médias”, mardi, avec à la clé quelques chiffres prometteurs pour le futur de ce que les médias ont surnommé “le Netflix à la française”.

Alors que Netflix communique exceptionnellement sur les audiences de l’une de ses séries, son concurrent français Salto va plus loin, en faisant dans Culture Médias le bilan de son tout premier mois d’activité. Thomas Follin, directeur général de la première plateforme française de streaming se réjouit mardi de “débuts extrêmement prometteurs” et précise le profil, assez diversifié, des utilisateurs de Salto.

Des utilisateurs très réguliers

La grande question à l’issue de ce premier mois d’activité est le nombre d’abonnés payants à Salto. “C’est encore trop tôt pour communiquer là-dessus”, prévient d’emblée Thomas Follin. Mais le directeur général de Salto justifie cette réponse en forme d’esquive. “Il faut surveiller cohorte par cohorte le nombre d’essais gratuits qui se convertissent en abonnements payants. Il est prématuré de donner des chiffres au bout d’un mois. Mais je reviendrai sans problèmes en parler, dès que l’on aura suffisamment de recul”.

Ce que Thomas Follin peut divulguer, ce sont les premières données sur le temps de visionnage des premiers abonnés, payants et gratuits confondus. “Ils passent en moyenne deux heures par jour sur Salto, et jusqu’à 2h30 pendant le week-end”, révèle-t-il. “C’est un très bon chiffre : on ne pensait pas atteindre ces chiffres-là si vite.”

Autre bonne nouvelle pour Salto, chaque foyer se connecte à la plateforme de streaming en moyenne dix fois par semaine. Un très bon chiffre qui montre une forte régularité dans l’utilisation de ce nouveau service.

“Les plus sceptiques accèdent désormais au streaming” 

Thomas Follin se réjouit également de rassembler un nouveau public, jusqu’alors peu intéressé par les services de ses concurrents Netflix et Amazon. “25% de nos abonnés ont plus de 50 ans”, dévoile-t-il. “On attire aujourd’hui une population à laquelle le streaming ne s’adressait pas, ou peu. On arrive au bon moment, puisque les plus sceptiques accèdent désormais à ce type de service”. 

Mais Salto n’est pas pour autant le Netflix du troisième âge. “Notre offre reste jeune et 60% de nos abonnés ont entre 25 et 50 ans”, explique le directeur général. “82% de nos utilisateurs sont hors Île-de-France, répartis uniformément sur toute la France”, complète-t-il.

La plateforme qui réunit France Télévisions, TF1 et M6 propose une offre variée qui semble correspondre à son public : les rediffusions de séries cultes (Desperate HousewivesDowntown AbbeyDix pour centMalcolm…), comme les avant-premières des productions françaises (Ici tout commence, Demain nous appartientAlex HugoBathalzar…), ainsi que des grands films et des petites séries francophones. Déjà disponible sur AppleTV et Chromecast notamment, Salto “poursuit son déploiement sur le téléviseur”, promet Thomas Follin. Il annonce de futurs accords pour accéder à sa plateforme via les box Internet.