4 août 2020

8h15- L'interview politique de Sébastien Krebs
Affaire François de Rugy : “J’ai reconnu des erreurs, j’ai payé”

François de Rugy, député LREM de Loire-Atlantique et candidat à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale, reconnaît des “erreurs”, un an après sa démission du gouvernement. “J’ai démissionné du gouvernement pour privilégier l’intérêt collectif du président de la République, du gouvernement, de la majorité”, ajoute-t-il. 

INTERVIEW

Ancien ministre de la Transition écologique, contraint à la démission par les révélations de Mediapart sur son train de vie et des dîners fastueux à l’Hôtel de Lassay, François de Rugy est désormais candidat à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Le député entend bien succéder à Gilles Le Gendre, au cours des journées parlementaires du 11 et 12 septembre prochain. L’ancien chef de file de la majorité avait annoncé son départ en juillet dernier, fragilisé par des critiques internes et le départ de plusieurs députés de la majorité.

“J’ai reconnu des erreurs, j’ai payé d’ailleurs et surtout à l’époque je me suis retiré, j’ai démissionné du gouvernement pour privilégier l’intérêt collectif du président de la République, du gouvernement, de la majorité”, explique François de Rugy. “Ce n’est pas si fréquent en politique de faire primer l’intérêt collectif sur son intérêt individuel mais je crois justement que c’est une qualité pour la présidence d’un groupe à l’Assemblée nationale”.

Une décision “collective”

Redevenu député de Loire-Atlantique après sa démission, il explique avoir pu “observer, écouter, dialoguer” avec ses collègues. “C’est à la suite de ces échanges avec les députés du groupe La République en marche qu’est venue l’idée, collectivement, d’une candidature à la présidence du groupe”. 

Un an après sa démission, François de Rugy estime que l’affaire est derrière lui. Il rappelle d’ailleurs qu’aucune poursuite judiciaire n’a jamais été engagée à ce sujet. “Tout a été clarifié depuis, je crois surtout qu’avec le temps l’emballement médiatique qui a eu lieu à l’époque apparaît un peu dérisoire ou en tout cas décalé avec la réalité des faits”, confie-t-il.