19 février 2021

7h-9h - Europe Matin - Sébastien Krebs
Festivals : Bachelot envisage de “desserrer l’étau” si la situation sanitaire s’améliore

Roselyne Bachelot a annoncé jeudi aux festivals de l’été qu’ils pourront avoir lieu en version assise, en plein-air et avec 5.000 spectateurs maximum. “Ce cadre pourra bouger si les conditions s’améliorent”, précise la ministre de la Culture, vendredi matin au micro d’Europe 1.
INTERVIEW

Les festivals d’été savent un peu plus précisément à quoi s’attendre. Roselyne Bachelot a annoncé jeudi aux professionnels des festivals que ceux-ci pourront se tenir en version assise, en plein-air et accueillir 5.000 spectateurs maximum. “Ce cadre pourra bouger si les conditions s’améliorent”, précise la ministre de la Culture, vendredi matin au micro d’Europe 1.

Au lieu de concerts debout avec des festivaliers qui dansent les uns contre les autres, Roselyne Bachelot veut un public assis chacun sa chaise afin de maintenir à tout prix la distanciation sociale. “Selon l’évolution de la situation, on pourra desserrer cet étau de 5.000 personnes et envisager une jauge mixte debout et assis, ou même debout. Mais j’ai fixé un cadre”, appuie la ministre. 

“83% des festivals consultés sont prêt à changer de modèle”

Avec ce cadre général sur la table, les festivals devront choisir : s’adapter ou annuler. Sur les 200 consultés, “83% sont disposés à changer de modèle et à privilégier la structure assise”, assure Roselyne Bachelot. S’ils ont besoin pour se faire d’installer de nouvelles infrastructures – des gradins par exemple -, le gouvernement les aidera financièrement, promet-elle, évoquant un “fonds de soutien de 30 millions d’euros”. Si, au contraire la situation sanitaire venait à s’aggraver d’ici le printemps, “les frais d’annulation seront également pris en charge”.

Pour le moment, le protocole sanitaire qui sera mis en place à l’intérieur des festivals n’est pas encore arrêté et sera débattu au ministère dans les jours qui viennent. Il sera adapté au cas par cas, selon la configuration des festivals, explique la ministre. “Aujourd’hui, nous annonçons avant tout un cadre général, qui permet aux professionnels de s’organiser.”